Archives de catégorie : Post-its

Le nom de cette rubrique fait référence aux Post-its que les libraires collent sur leurs piles de livres pour en recommander la lecture. Je fais ici recension de mes lectures, pas d’analyses poussées, juste un point de vue, une humeur.
à suivre tous les mardis à 18h18

Tirailleur

Je me suis fait rembarquer dans un petit roman de Manchette, un de ses plus fameux, qui était passé jusqu’ici sous mes radars. «La position du tirailleur couché», qui confirme tout ce que je pense de bien de l’auteur et les menues réserves que je peux me dispenser d’émettre une seconde fois en peu de temps – ce sont les mêmes que celles énoncées dans la vidéo consacrée à son «Fatale». Et ce n’est pas grand-chose. Parce que c’est vraiment bien, très haletant, très charcutier, et pas mal déconnant.
Et puis c’est une capsule temporelle, une carte postale envoyée d’un pays qui n’existe plus guère ou alors fossilisée dans des petits bistrots, dans des courses en taxi, dans des soirées bingo, et dans tous les bulletins météo de la galaxie. C’est comme ça qu’on voit que le temps passe. Et puis on le voit aussi à des bonnes astuces d’auteurs pour coller au genre, et qui peuvent faire souffler du nez. Pareil pas de quoi s’outrer, monter sur ses grands chevaux. Mais pendant ma lecture quelqu’un à a partagé et traduit sur tweeter une belle boutade d’un certain Barlow Adams que je vous livre ici, parce qu’elle colle à merveille au sujet manchette. Je le dis avec affection.
Si les écrivaines écrivaient les hommes comme les écrivains décrivent les femmes : “Il soupira, ses boules de taille moyenne flottant dans son jean comme des bouées dans une mer de denim, s’élevant et s’abaissant avec sa respiration. Ce n’étaient pas les noisettes fermes et turbulentes d’un jeune homme. Il le regrettait presque autant que les années perdues”.
Ceci étant posé, la position du tirailleur couché de Jean-Patrick Manchette : glop glop.

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Liste

Je suis en train de finaliser une liste alphabétique de tous les Post-its que j’ai commis, pour cette chaîne et avant cette chaîne, et j’entends la mettre en ligne sur une page de mon site avec naturellement les liens vers les mini-chroniques associées. J’y référence aussi bien les livres que les films et disques sur lesquels j’ai posé mes post-its, pas de raison de les discriminer ou de les traiter à part.
En ordonnant la liste, je suis bien obligé de me demander à quoi tout cela sert, puisque dans le fond je n’émets que des avis sommaires et peu étayés, à peine des impressions, en aucun des analyses ni des conseils ou déconseils de lecture. Et quand bien même ce serait cela, je ne sais pas que je suive souvent l’avis des autres pour choisir mes lectures, j’ai plus l’impression qu’elles se suggèrent les unes les autres, par capillarité ou cousinage dans l’humeur ou le genre. Si je lis quelques critiques, souvent les plus sévères, c’est pour elles-mêmes, pour la contagion de leur férocité ou la rareté de leurs enthousiasmes. Je me laisse visiblement difficilement influencer et il n’y a pas de raison que j’imagine mes minuscules billets puissent être des prescriptions. Je fais comme tout un chacun, je suppose, je lis ce qui m’appelle. Par exemple, j’ai adoré le premier livre de Craig Johnson, donc tout naturellement, je suis actuellement dans le deuxième.
Il y a évidemment foule d’exceptions et des notables à ce que je dis là. Craig Johnson m’a bien été suggéré par la lectrice en campagne, mais je pense aussi au ragtime de Edgard Laurence Doctorow qu’on m’a forcé à lire, à coup de pied dans les tibias, pour mon bien qu’elle disait… et quel souverain bien… merci merci si tu passes par là. Et idem, l’oeuvre qui fera l’objet d’une lecture dans le keepsake de vendredi prochain n’est pas une suggestion, mais une offrande, merci merci si tu passes par là aussi.
La liste des Post-its n’est pas encore en ligne, il faut que je m’assure que tous les liens fonctionnent, mais nous y reviendrons. Mardi prochain sans doute.

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Temps vie

Petit retour sur ma lecture de Craig Johnson dans laquelle je suis encore vautré, et avec quelle délectation, juste pour signaler que l’auteur a peut-être imaginé que je n’étais pas assez comme à la maison dans ses pages et sa voix, ses histoires de saloon, de grands espaces, et peut-être que c’est juste pour ça qu’il a ajouté le petit détail pour emporter mon petit coeur de midinette. Là où j’en suis de ma lecture, un pas conséquent vient d’être franchi dans l’enquête au long cours qui me tient en haleine et en joie, et cette avancée est due au concours d’un vieux type à un cheveu du coma éthylique, qui nous est présenté en bermuda à fleurs dans la nuit enneigée au milieu de nulle part, juché sur une mule qu’il a décorée de guirlandes de rubans phosphorescents pour que les chasseurs du coin ne la prennent pas pour un gros gibier. Et ce type-là est peut-être bien l’un des plus fiables que le shérif LongMire a croisé depuis le début de l’affaire. En tout cas le premier qu’il n’a aucune raison de soupçonner, qui lui apporte des informations précises et fiables, et du ragoût et du café, à dos de mule, en bermuda dans la neige, et à 4 GR d’alcoolémie. Je mangeais déjà dans la main de Johnson, mais si en plus, il me prend par les sentiments.
Mine de rien, avec ce nouvel ami que je viens de me faire, avec mes deux rendez-vous de maintenance déjà programmés avec Jim Harrison quand même mes deux dernières lectures m’ont un peu laissé sur ma faim, avec la somme que j’ai entreprise avec l’oeuvre complète de James Ellroy, sans compter mes petites respirations avec Carver, sans compter les orientations cinéphiliques dont je fais état ici, je me rends compte que je me prépare une année très américaine. Comme l’année dernière, et comme celle d’avant. En fait je crois que chez moi l’occupation américaine n’a pour ainsi jamais cessé. Et ce depuis mes douze ans et l’espèce d’encyclopédie du Far West reliée cuire de polyuréthane de chez Time Life.
Je ne suis peut-être pas un agent, mais un agi américain ça me parait difficile à contester. Qu’on me pende !

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Walt

Je me suis fait un nouvel ami, je ne peux pas être plus en joie. Lundi dernier comme tous les lundis matin, dès potron-minet, je lis le billet de la bonne camarade la livrophage où elle fait relation de sa lecture du roman “de neige et de vent” de Sebastien Vidal, et au détour duquel elle recense je la cite : “l’évocation de Walt Longmire mon shérif préféré de Craig Johnson”. Et moi j’ai une alerte qui gratouille et lancine sur le mot “shérif”. Je me mets à biper. Je vais voir dans Wikipédia qui sont ces deux gars, Johnson et longmire, je découvre une série d’au moins un livre par an depuis 2004, soit 25 livres à lire, et je suis déjà bien avancé dans le premier d’entre eux, little Bird. Je suis acquis à Craig Johnson.
On a un shérif très costaud et qui a la sagesse des gens pas sages, le coude leste et des cicatrices de football, des cicatrices de bagarre et des cicatrices de guerre, sa juridiction est une ville à une seule rue, et des arpents et des arpents de nature, il est aidé à la tâche par une adjointe surqualifiée, elle et lui me paraissent déjà très avancés dans une parade nuptiale de coléoptère ou de bêtes à bosses, crêtes dorsales et écailles. On a un terroir rude, une coagulation de peuplement problématique, un bar qui s’appelle le poney rouge et appartient à l’ami d’enfance et camarade de bagarre du shérif, et avec tout ça quand on retrouve le corps d’un petit gars du coin probablement impliqué dans un viol atroce, il faut que tout un troupeau de moutons lui ait fait caca dessus, histoire de bien challenger ceux-là de la police scientifique.
Le shérif Walt Longmire me fait penser, ô combien, à son confrère le shérif Ed Tom Bell qui est la plus belle voix du roman Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme de Cormac McCarthy et que j’avais quitté avec un pincement. Là pour le coup, j’ai 25 livres à lire, ça signifie que d’ici à la fin de ma vie je ne serais jamais à cours de cette camaraderie-là. Quel cadeau.
Du coup : MERCI SIMONE : https://lectriceencampagne.wordpress.com/

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Une saga

Lagercrantz. J’ai repêché cette grosse chose, Millenium 4 ce qui ne me tue pas, dans la pile des livres qui m’ont mis en échec, pour redonner une chance au produit, en l’occurrence me redonner une chance à moi comme produit d’être en mesure de faire l’accueil qui lui est dû à ce best-seller. Et je confirme que… je suis en échec. Je ne sais pas si ça tient à la traduction, mais c’est à peine plus lisible qu’une soupe de lettres. Et pour avoir vu entre temps la pyrotechnique adaptation que le cinéma qui fait bing en a tiré je pense que je vais me tenir pour quitte avec la saga. C’est un produit dérivé, notre très chère Lisbeth Salander est plus ou moins devenue Black widow. Dans millenium 5 je pressens qu’il y en a même qui diront qu’il l’on vu voler. Et le tome 7 est déjà paru… Il ne faut pas faire ça.


Je ne tiens pas la trilogie originelle de Stieg Larsson pour une vache sacrée, c’était déjà moyennement moyen à lire au planplan du verbe, et chargé des limons d’un style un peu poussif, mais au moins on avait une intrigue à tiroir qui nous amenait par paliers successifs à l’extraordinaire, à l’improbable plutôt que de nous le jeter directement à la face. Et puis surtout il y avait le personnage de Lisbeth, cette keupone surdouée et charcutière, dont le développement tient à lui seul les 2000 pages de la trilogie. On la suivait de hackeuse sous curatelle renforcée jusqu’à demanteleuse par instinct de survie d’un sombre complot de la Säpo. C’est à dire redue vraiment plus forte. Mais elle ne peut pas être devenue invincible entre le tome 3 et le tome 4 pendant qu’on avait le dos tourné. C’est contraire aux accords internationaux de Maubeuge, qui stipulent bien que… Il ne faut pas faire ça. Je vous retrouve l’alinéa. Oui voilà article UK10.4 – 2, dans le texte : c’est caca.


Je garde un souvenir mitigé de la trilogie originelle, mais j’en ai quand même vu l’adaptation cinématographique avec la téméraire Noomie Rapace dans le rôle de Salender, ainsi que le remake américain du tome 1. Quant à moi je n’irai pas plus loin. Partez sans moi, je vais vous ralentir. Adieu.

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Rattrapage

Session de rattrapage, j’ai enfin lu “quand sort la recluse” de Fred Vargas qui se minéralisait sur son étagère depuis des lustres. Le livre, hein, pas Vargas. Grand grand plaisir de retrouver cette petite voix-là, cette bande-là, et le procédé Vargas : toujours son commissaire Adamsberg qui sur le fond de sa gestion brumeuse de sa brigade, est démangé par quelque chose en arrière-plan, une petite chose, un grincement, une récurrence lointaine, à laquelle il va contre toute raison faire toute la place et qui va aboutir en effet à la découverte d’un crime d’ampleur et caractérisé par les moyens anachroniques de sa commission. J’aime vraiment beaucoup Vargas, et je regrette les années où je me suis privé de sa compagnie.
Je crois que ce que j’aime le plus chez Vargas, outre qu’elle a la finesse psychologique des portraits jetés, esquissés et infiniment plus efficaces que si elle s’y éternisait, qu’elle ne se regarde pas écrire, c’est que ses personnages, sa bande de personnages, pour barrés et hors-norme qu’ils soient, sont crédibles. Probablement parce que leur caractérisation n’est pas poussée dans le détail. Rétencourt comme déesse quasi toute puissante est crédible, Danglard je sais tout sur tout et j’angoisse est crédible. Et ça c’est un tour de force que je lui envie beaucoup et dont j’espère pouvoir m’approcher avec les miens de personnages. Pierre Le maître y arrive aussi, mais avec ses personnages secondaires, ceux sur lesquels il ne s’éternise pas. Moins sur les personnages de premier plan : Son Albert, son Alex, je veux bien y croire parce qu’il faut bien suspendre son incrédulité, mais bon…
Bref Vargas : Glop glop.

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Ubik

Il y a peu j’ai fait ici une réception mitigée au livre “les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?” et à vrai dire je pensais être tenu pour quitte pendant un moment de toute approche de Philip K Dick, et puis il s’avère que je ne suis pas influençable, mais qu’il n’y a pas besoin de me suggérer trop fort que je me suis peut-être gouré. Je ne me suis pas gouré d’abord, mais Ubik de Philip K Dick par rapport à son “les androïdes rêvent-ils de moutons électriques” c’est selon moi deux crans au-dessus alors que les deux livres sont parus à seulement une année d’écart. Le gain en maîtrise en un an est stupéfiant. La langue déjà est plus posée, on n’est jamais perdu dans une intrigue pourtant complexe et inventive et puis surtout on n’a pas en préalable du récit le genre de guide touristique qui nous explique dans les détails dans quel monde ce que nous allons lire se déroule, et le pourquoi et le comment les choses sont devenues ce qu’elles sont. K Dick parie cette fois que nous serons assez finauds pour tout comprendre à la faveur des situations et rebondissements qu’il déroule. Et peu importe qu’on ne sache tout dans les détails. L’important c’est que ce qu’on devine pose les conditions où ce qu’on nous raconte est possible.

Ça fait peu de temps que je lis de la sf avec cette assiduité-là et je pense que c’est un peu ma ligne de démarcation, ça. Entre glop glop et pas glop pas glop. Je me souviens de l’ennui à endurer pour que Harry Harrison soit bien sûr que j’ai bien toutes les données pour la substance du très peu finalement que son “soleil vert” daigne me narrer. Et a contrario je me souviens que Cormack Mc Carthy nous saisit avec juste un père et son fils qui pousse un caddy dans un monde désolé et hostile, et qu’on n’a pas autant besoin de savoir comment ça a pu arriver que de comment il vont survivre d’une page à l’autre. Là oui, glop glop. J’ai dû en tirer un genre de loi de sagesse pour les dystopies que j’écris de mon côté : Le monde et les prolégomènes du monde que tu inventes se feront connaître dans ce que tu en dis, dans l’histoire que tu racontes, scarabée.
J’ai une deuxième loi aussi, je vous livre c’est cadeau : si ton cœur est pur, le livre sera pure. Bon celle-là moi non plus je ne l’ai pas comprite.
Bref Ubik : glop glop

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Psycho

Ellis ! L’american Psycho de Brett Easton Ellis a fait en son temps beaucoup de froufrous dans les dîners ville – tu parles comme je suis bien placé pour le savoir, mondain que je suis… Je ne sais pas si ça a été vraiment le cas, mais le livre l’aurait mérité un bon peu, et quoi qu’il en soit c’est en ce temps-là un de ceux qu’on m’a recommandés avec le meilleur des arguments : le petit ton d’Ellis. Et c’est vrai que c’est grinçant comme j’aime. Parfois très drôle, surtout quand il est question de faire l’éloge de Phil Collins.
Tout le monde connaît l’histoire, et le cynisme semble être le bon angle pour l’aborder. Patrick Bateman, étalon-Yuppie dédié jusqu’à la mort au paraître et à la consommation le jour, s’avère à la nuit tombée être un psychopathe sadique, tueur en série éruptif et répugnant. Heureusement qu’on demi-sourit souvent, sinon le livre serait juste intenable. Il y a là-dedans en plus de ces moments charmants qui vous font travailler du dedans vos abdos-fessiers une satire à gros doigts du clinquant du libéralisme débridé et de la secte consumériste, qui fait souvent mouche.
Je pense que je ne suis que l’énième bin-bin à faire le rapprochement, mais c’est vrai qu’il y a presque une consanguinité avec le “Fight club” de Chuck Palahniuk sorti à peine 4 ans plus tard – Palahniuk revendique l’influence, et ça tient peut-être aussi au fait que les deux livres ont vu leurs adaptations cinématographiques cartonner dans un temps resserré. Mais Palahniuk a un style qui me collerait presque un début de diabète tellement il en fait, tellement il charge. Je trouve à Ellis un peu plus de retenue. De délicatesse ? Moui…
C’est très bien. Est-ce que ça reste un incontournable maintenant que l’effet blast est un peu passé ? Pour les autres je ne sais pas, mais quant à moi, j’ai lui celui-là, et je ne lirai pas d’autre Ellis.

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Fatale

Manchette ! Je me suis fait le plaisir de relire très très vite le Fatale de Jean-Patrick Manchette. L’impression que j’en avais a juste été revivifiée. Pourtant la première couche datait de la fin des années 90. Le siècle dernier. C’est un formidable petit roman noir. C’est méchant comme tout, gaucho à l’ancienne, écrit simplement et avec une inventivité rieuse qui tient de la grande courtoisie, l’amabilité faite au lecteur de solliciter sa complicité en lui filant des petits coups de coude dans les côtes. C’est vraiment un pied. L’héroïne, aimée, est fatale. D’abord parce que c’est une tueuse de sang-froid, sans que Manchette s’éternise en détail, il semble que dans le détail elle ait sexual healing de compétition, et puis surtout c’est une intrigante, une tireuse de ficelles, et en ce sens c’est son caractère qui fait l’enchaînement des situations et qui les amène vers d’une foule de petits drames à un beau bain de sang. C’est peu dire que je recommande, sans réserve sinon des petits trucs de plieurs de confetti en quatre. C’est vrai que comme dans ô Dingo ô Chateau, la tenue de la fin perd un peu en nerf ce qu’elle gagne en précipitation. Ce n’est pas bâclé, mais un ça ne pédale plus trop. Et puis oui, l’héroïne est tellement fatale qu’elle n’a pas la place pour être grand-chose d’autre. C’est presque un principe. Ce ne sont pas des réserves sérieuses, si vous avez l’occasion foncez !

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La recluse

Vargas. Aujourd’hui un post-it non sur un livre en particulier, mais sur une auteure que j’ai perdue de vue depuis un petit moment, et dont j’ai constaté que depuis que j’avais le dos tourné, elle n’avait pas tant que ça sorti de nouveaux livres. Deux seulement depuis le dernier contact qui remonte à 2015 et à son “temps glaciaire”. Je parle de Fred Vargas, qu’à part récemment j’ai lue avec une vraie assiduité, et je ne sais pas pourquoi elle m’est sortie de la tête complètement. Peut-être parce que j’avais eu du mal à rentrer dans son “temps glaciaire” justement – mais c’était probablement dû au débordement perpétuel dans lequel je vivais à l’époque. Vargas c’est quelqu’un pour moi. Surtout parmi ces romans ceux qui mettent en scène la brigade du commissaire Adamsberg, puisque c’est comme une petite bande qu’on suit d’un livre à l’autre, avec des personnalités qui s’effacent, d’autres qui émergent au fond, et devant, l’évolution des piliers et de leurs relations. L’attachement joue à bloc, d’autant que Vargas aime d’évidence ses personnages, même ceux qu’elle maltraite. C’est donc peu dire que ça me parle, ça. J’ai une vraie affection pour Retancourt et Danglard, bien sûr, Camille, Froissy la grignoteuse et même cette tête en bois de lieutenant Veyrenc. Je les ai beaucoup côtoyés. Et puis comme elle sait tirer les cordes de ses histoires à nœuds, avec cette particularité d’alimenter son imaginaire et le nôtre de ses connaissances historiques un peu en biais, le souvenir que j’en ai c’est que c’est que c’était un rendez-vous. Il faut que je m’y remette. Je lui dois assez de bons moments.
Je me suis rendu compte que j’avais ça, quand sort la recluse”, dans mon coin polar. Et que je ne l’avais pas même entamé. Et ça, c’est très mal. Comme quoi une bibliothèque, c’est un pari sur l’imprésenté.
Au souvenir que j’en ai, si je ne dois recommander qu’un seul Vargas, à qui ne connaît pas du tout, je dirais “pars vite et reviens tard”. Il y a tout Vargas là-dedans, toute sa grande malice, et il y a aussi de quoi se tordre un peu les mains.

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