Archives de catégorie : En roue libre

La Playlist/catégorie “En roue libre” est censé être mon lâché de ballon à moi dans la semaine, comme son nom l’indique ma roue libre dans le choix des sujets et du ton, mais visiblement j’ai perdu même ce fil-là à l’usage, puisque je me retrouve essentiellement à parler de films de genre. Je ne renonce pas à retrouver un jour la motivation première du format. Mais si j’échoue, il faudra que je le renomme à l’ancienne : vidéoclub.
à suivre tous les samedis à 18h18

Burlesque

En tâchant de donner un semblant de cohérence au rangement de mes DVD, et ce n’est pas facile, je me suis rendu compte que les contraintes étaient toutes autres que pour les livres – où en l’occurrence, une fois déterminé qu’on devra ranger à part les formats poches il suffit de les ranger à part dans le rayon roman, dans le rayon poésie/théâtre, dans le rayon heu… allez sciences humaines. Reste à faire un coin encore à part pour les polars, et un coin secret pour les enfers. Une fois que c’est rangé, il n’y a pas à y revenir. Les films font tous la même taille, mais je ne sais pas du tout comment les organiser. Une fois que j’ai mis de côté les trente films de genre, polar et SF, souvent récents qui modélisent ma pratique d’auteur, et c’est vraiment des tuteurs, une fois que j’ai dédié une étagère à Bergman, demi, Casavetes, Keaton, ma cinématique si l’on veut, un rayonnage aux séries, reste une masse de films, mais vraiment une masse, la plupart de ma DVDthèque que je ne sais que ranger tous genres confondus par bête ordre alphabétique. Ce ne sont pas de mauvais films, sinon je ne garderai pas, mais je ne sais pas les discriminer. Et puis j’ai un petit coin, avec une quinzaine de films foutraques. Alors pas des comédies pures, à l’exception de “the party” de Blake Edwards, je ne sais pas au juste pourquoi je le mets là, pour l’avoir à l’oeil, mais sinon ce son des films plus légumineux, plus dérisoires, plus vains, là-dedans je mets le “Showing up” de Kelly Reichardt dont j’ai parlé il y a peu ici, et je commence à comprendre que je risque d’y mettre à la file toute sa filmographie, mais il y a aussi “Little miss sunshine”, “Vincent n’a pas d’écaille”, mais aussi Wes Anderson, jusqu’à son “île au chien” même si c’est un dessin animé. Et d’ailleurs, il y a aussi “Ma vie de courgette”. Je pense que j’ai un goût pour quelque chose de la déglingue, triste ou fofolle, mais la déglingue. D’ailleurs c’est un peu mon carburant dans mes propres livres, et j’ose dire une compétence. Ma compétence ? C’est la question que je me pose. Est-ce qu’il ne serait pas temps que je tente faire un livre livré à déglingue, sans meurtre, ni vengeance, sans couillon volant. Une romance pourquoi pas, mais une romance dérisoire, semi-bien, semi-à l’eau de rose semi-à l’eau de boudin, une romance pour faire rire. Allez, chiche.

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Sicario II

Marthe Vilalonga ! non en fait Stefano Sollima que je ne connais pas à part qu’il a commis ce Sicario 2, une suite du Sicario de Denis Villeneuve, dont je me risquerai peut-être à parler ici un jour, comme le premier c’est un scénario de Taylor Sheridan dont vous savez que je l’aime d’amour, et que quand je serai grand… Ce deuxième chapitre n’a pas rencontré la même estime que le premier, on l’a beaucoup dit plus centré sur l’action. Je trouve que c’est un bon peu injuste, et pour Sollima et pour Villeneuve et sa prodigieuse scène de la frontière. Dans ce siccario 2 on retrouve les officines secrètes des États-Unis dans leurs basses besognes, en l’occurrence oeuvrant pour démanteler un réseau de passeurs importateur de terrorisme en organisant sous fausse bannière l’enlèvement de la fille d’un chef de cartel en faisant accuser du forfait le cartel rival, avec l’objectif que les deux factions se neutralisent. Ça tourne mal évidemment sinon ce ne serait pas drôle, et quand ça tourne mal, à la débandade, les hautes autorités des services poussent la poussière sous le tapis, et abandonnent leurs pions sur le terrain. Notamment la jeune fille enlevée à son père et qu’ils condamnent ainsi à une mort atroce, mais notamment aussi Alejandro Gillick le fameux sicaire interprété par le non moins fameux Benicio del Torro. Et c’est à ce moment que le film bascule dans une autre dimension, puisque cet animal-là va littéralement revenir d’entre les morts dans un long et douloureux calvaire, et un enchaînement lent et implacable de scènes à couper le souffle, à vous coller au mur. La traversée du Styx, pas moins.
Bref : écrit au cordeau, tourné et interprété à la moelle, c’est une déflagration, comme le premier.

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Up

Kelly Reichardt est une cinéaste qui m’est recommandée depuis lurette par bien des recommandeurs d’élite dont je me fais des gargarismes, mais finalement peu d’écarts de conduite, mais j’ai enfin franchi le pas de la découvrir, en commençant en toute logique par son dernier film parce que le sujet me concerne au premier degré. “Showing Up” n’est pas à coup sûr pas le dernier que je verrai d’elle parce que ce film-là m’a vraiment… ému ? Même pas, il n’a du moins pas eu l’air d’y toucher. “Showing up” prend en cours de route la vie traînante des pieds de Lizzie au moment où elle doit poser un congé pour “produire” une exposition de ses sculptures programmée dans quelques semaines dans une petite galerie de Portland, Oregon. Le film ne compte pas le temps à rebours jusqu’à cette échéance, quand même elle en est un enjeu fort, mais enregistre le bien peu d’exaltation, et la masse de basses besognes qu’est la vie d’artiste, la création, du dessin préparatoire à la cuisson aléatoire des pièces, et jusqu’à l’exposition finale qui n’est l’aboutissement de rien, sinon la réunion mollement festive d’une petite société dépenaillée et baba cool.
J’ai été galeriste naguère et j’ai fait avec les affres de la création de quelques artistes ; et Lizzie je la reconnais : je reconnais ses problèmes de plomberie et de croquettes pour chat, son pigeon transitionnel, la somme de ses angoisses dont elle est toute engourdie, vilain petit canard, le petit geste de son art, et quelques-uns de ses gestes petits, voire mesquins, ses petits arrangements et ses frustrations. C’est un portrait magnifique et Michelle Williams qui incarne Lizzie – et semble être l’actrice fétiche de Kelly Reichardt – est presque rongée dans chacun de ses élans . Elle est implacable.
En n’y touchant pas, la réalisatrice se laisse le temps de filmer, avec un amour premier degré les œuvres que Lizzie commet, en réalité les dessins et sculptures de l’artiste Cynthia Lahti, que personnellement je trouve au premier degré vraiment fortes.
Je suis sorti de mes clous, pour un film plus haut que moi, mais j’ai adoré me tenir sur la pointe des pieds. “Showing up” de Kelly Reichardt, pure joie.

Un article sur Cynthia Lahti : https://www.craftcouncil.org/post/queue-cynthia-lahti#:~:text=Lizzy%20(Michelle%20Williams)%20creates%20sculptures,Photo%20courtesy%20of%20A24.

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Wind River

Sheridan. J’aime personnellement Taylor Sheridan pour être le scénariste de Comancheria dont j’ai parlé ici il y a peu et du Sicario de Denis Villeneuve que je place très haut dans mon panthéon des films tuteurs récents, il est également l’auteur de Yellowstone une série en cinq saisons que je n’ai vue qu’à moitié, mais qui avec un élément de show-running et de feuilletonnage un poil trop présents échantillonne bonne part de ses préoccupations et de son style. Wind River de même qui est le premier film qu’il réalise lui-même. On est dans un western d’aujourd’hui, ma passion, dans un Wyoming enneigé précisément le même cadre que celui du “little bird” de Craig Johnson dont je ne reviens décidément pas. J’adore ! Et on n’a pas que la géographie en commun puisque là il est explicitement constaté que le droit de prédation sur la population des natifs américain n’est qu’officiellement caduc, ou d’une caducité mal comprise.


Dans Wind River une jeune fille d’origine amérindienne est retrouvée morte de froid après avoir couru sur une longue distance, pieds nus dans la neige. Une autre little bird. Ici l’enquête va être confiée à une agente du FBI peu expérimentée qui va s’adjoindre l’expérience du terrain d’un chasseur local, l’occasion de voir Elizabeth Olsen et Jeremy Renner acter ensemble dans un registre plus subtil que leur parade nuptiale de chez Marvel. Ce n’est pas une enquête à tiroir, il s’agit juste de fermer toutes les pistes qui pourrait dévier d’un dénouement désespérant et brutal, un genre règlement de compte à Ok Coral – la scène qui dévoile en flash-back ce qui s’est vraiment passé, est d’ailleurs atroce, juste comme il faut.


Pas pour toutes les sensibilités, donc, mais pour moi c’est un coup de maître. Je vous renvoie en description à la vidéo de Guillaume Cassar, qui en parle infiniment mieux que moi. Quant à moi, je dis glop glop.

Guillaume Cassar : https://www.youtube.com/watch?v=WSEHZ2TEBM0

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Fils

Cuaron ! Aujourd’hui film de type pfou, mais un pfou niveau ah dis donc… Là, on atteint au film de chevet, à la référence… Je parle parmi les films récents, qui ne sont pas typés cinémathèque, comme le Roma de Fellini avec lequel je dois bien vous bassiner à force d’en parler en long en large et en travers. Enfin en tout cas vous ne pourrez pas me reprocher d’avoir seulement effleuré le sujet. Alfonso Cuaron a lui aussi un film qui s’appelle “Roma” à son actif, mais il a encore Gravity, rien que ça et un autre que j’aimerais beaucoup voir, Y tu mama tambien.


Les fils de l’homme se situe dans trois ans en 2027 et nous prévoit une dystopie… alors pas une dystopie à papa, comme celle où je balade quant à moi la bande à Gaby, où on peut encore négocier les termes d’une civilisation possible coup de rangers dans les bonbons. Non, chez Cuaron, il n’y a plus rien à espérer, un peu comme dans mad Max sans le folklore capillaire et les odeurs de motul, ou plutôt comme dans ” la route ” de Mac Carty dont John Hillcoat a tiré un film poignant, et bien rude. Les fils de l’homme n’est pas en reste en termes de pessimisme puisque l’humanité y est stérile – le dernier bébé est né il y a 18 ans – et condamnée à disparaître en attendant son extinction semble être adonnée à une débâcle autoritaire, une guerre civile, une perte de tout repère. Dans ce contexte où tout peut arriver et où d’ailleurs tout arrive très et très brutalement, ça secoue, Clive Owen campe un type débordé depuis longtemps et déserté pour de bon par toute forme de foi, qui se retrouver presque à son corps défendant à devoir escorter en sécurité une jeune femme miraculeusement en ceinte.
Tout a été dit, par tout le monde, sur la virtuosité de la mise en scène de Cuaron qui ballotte ses personnages comme des fétus de paille dans une tourmente cruelle et sans issue, sur la brutalité presque accidentelle de tout ce qui advient, je vous renvoie au fabuleux travail de Bolchegeek, lien en description à ce sujet. Je peux juste vous dire que pour moi qui me pique d’écrire des anticipations un peu crues, ce film est une lumière noire dans la nuit. Un phare.

Bolchegeek : https://www.youtube.com/watch?v=eGepJ6ods-k

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Oh et puis flûte

Aujourd’hui roue libre un peu hors-série puisque nous quittons les bas quartiers et les galaxies périphériques où nous avons nos habitudes et dans nos habitudes nos aises pour nous risquer vers les éthers et les hautes volées du cinéma d’auteur. Du vrai. Aujourd’hui nous allons rendre hommage avec nos moyens à un monument. je veux parler du Roma de Fellini dont d’aucuns s’accordent à dire que c’est, nonobstant…

P Nous interrompons votre programme pour un flash spécial. la rumeur enfle dans le petit sérail du youtube game, le youtubeur star Laurent Seror, le youtubeur aux 60 abonnés excusez du peu, serait un gros mythomane. Il parlerait ou tenterait de parler d’un film qu’il n’a même pas vu. Inutile de vous dire que si cela se confirmait son statut d’influenceur phare et d’arbitre des élégances serait très écorché, et pire sa visibilité étant donné l’opprobre risquerait d’être jetée sur toute une profession déjà très controversée. En exclusivité nous avons le témoignage en première main d’un de ses plus proches collaborateurs qui est notre source dans la révélation de ce scandale. Notre lanceur d’alerte. Sakafrui, vous nous confirmez que vous travaillez en lien étroit avec Laurent Seror ?
F oui on ne peut plus étroit, je suis tout le temps tout le temps avec lui. Je suis son homme de main en quelque sorte.
P Heu vous voulez dire que là par exemple, vous êtes avec lui actuellement.
F hein oui non là je suis en RTT
P, mais vous nous confirmez qu’il n’a jamais vu le fameux Roma de Fellini dont il nous rebat les oreilles depuis trois semaines ?
F En fait je ne sais pas il ne m’amène jamais au cinéma de toute façon, parce que soi-disant comme je suis en papier je fais du bruit quand je mange mes pop-corn
P, Mais pourtant vous avez contacté notre rédaction pour dénoncer son imposture
F Oui, mais je voulais juste passer à l’antenne pour profiter de votre audience. En fait hier j’ai eu un coup de foudre à l’endroit d’une inconnue dans la rue, et je me dis qu’elle regarde peut-être votre journal.
P, Mais, mais ne pouvez faire ça, nous prendre en otage comme ça.
F Ben si. La preuve : C’est ce que je fais.
P Bon et ben, allez-y
F OK , hier autour de quinze heures je t’ai vue posée sur une table du macdo de Villeurbanne Gratte-ciel, tu étais entrouverte et il me semble avoir aperçu que tu contenais une serviette en papier et une paille, il me semble aussi que tu avais un M jaune dessiné sur ta peau de papier et quelqu’un pour ne pas que tu t’envoles avait posé sur toi un gobelet de Fanta, et je n’en ai pas vu plus parce que nos regards se sont croisés et je n’ai plus été que cet éblouissement-là. Si tu te reconnais et si tu crois encore aux contes de fées alors, contacte-moi. Je suis assistant de direction, célibataire, j’aime le sport, la lecture, les balades en forêt et les rognons de veau au madère. À bientôt j’espère. Voilà. J’étais comment ?
P Heu… irrésistible ?
F Ben c’est déjà pas mal.
P Oui, c’est déjà pas mal.
F Merci en tout cas.
P Oh… C’est pour la bonne cause.

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Rom… Heu ? Non ?

Aujourd’hui une fois n’est pas coutume, keepsake pouvant aussi rimer avec cinémathèque je voudrais vous parler d’un grand film. Un vrai grand film. Je veux parler du Roma de Fellini. On y revient toujours à Fellini. Mais d’abord je me dois de vous parler de mon sponsor, parce que oui pour cette vidéo, j’ai un partenariat, ce qui est bon signe puisque cela signifie que la chaîne commence à être un peu ciblée. Rien d’original puisque comme beaucoup youtubeurs je vais vous vanter les mérites d’un produit que vous connaissez probablement mieux que moi. Je veux parler de la saucisse Knaki de chez Herta.
Vous connaissez le topo, quand vous vous connectez sur un réseau ouvert, mettons dans une gare ou votre Starbucks préféré vos données peuvent être accessibles à des personnes malintentionnées. La saucisse Knaki de chez Herta empêchera les traqueurs tiers de récolter des données sur vos habitudes de navigation. Et mieux : Grâce à ses serveurs ultrarapides, vous n’aurez jamais à choisir entre la sécurité et la vitesse. Vous pouvez avoir les deux. Personnellement je ne sors jamais sans, je suis toujours couvert, et croyez-moi avec les menaces des bolcheviks et des esstraterress, et tout ce qu’on ne nous dit pas, ce n’est pas du luxe. Protection efficace et discrète, élégante, la saucisse Knaki de chez Herta veille sur vous et vos données au travail, à la maison, à la scène comme à la ville. Inscrivez-vous dès maintenant et bénéficiez d’un euro par an de réduction avec le code Oujopomeherta.
Revenons à notre sujet après cet intermède, revenons à Roma, à Fellini. Roma c’est vachteux bath, mais Pacôme Thieleman vous le dira beaucoup mieux que moi. Lien en description : https://www.youtube.com/watch?v=rx-pliV3vtc

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Rom… et puis non…

Aujourd’hui petit sursaut plus haut que mon cul puisque je vais me hasarder à vous parler modestement bien sûr d’un grand film. À savoir Roma, celui de Fellini, pas celui de Cuaron, qui mériterait lui aussi que je me hausse sur la pointe des pieds un jour. Mais aujourd’hui : Fellini. Autant dire que je suis déjà en apnée qu’on va toucher au beau et au sublime, et que je vais devoir m’élever loin au-dessus de ma zone de con…

  • kaï kaï ¨
    ‘ Sigournette ! je tourne… chut ! Non ! Pardon c’est ma chienne qui se manifeste… Oui, vous vous doutez bien qu’au bruit que ça fait, ce n’est pas un chat. C’est une petite femelle carlin. Vous voyez les carlins, ces chiens qui ont les yeux… bon. Elle est cool et elle est belle comme tout ma sigournette. Oui elle s’appelle Sigournette. C’est en hommage à sigourney weaver. Oui c’est sûr c’est un drôle d’hommage, ma sigournette à moi elle est basse du cul, elle est poilue du sol au plafond et elle a des plis concentriques partout où elle a des centres. Et puis c’est vrai que sigourney weaver n’a pas des yeux comme ça qui partent à l’extérieur. C’est sûr. D’un autre côté Sigourney weaver ne sait pas hyperventiler comme ça. Ça ne compense pas ? D’accord, ma sigournette fait des toutes petites crottes, grandes comme ça, il n’y a qu’à les attraper et hop… Oui non, je ne sais pas la taille des crottes que fait la vraie sigourney weaver. Je ne peux pas le savoir et je ne veux pas savoir…Non non je ne veux pas le savoir. Du coup on parlait de quoi. On parlait de quoi ? On parlait de de de beau et de sublime. Oui bon, on a dérapé. Bon une autre fois. Tu vois Sigou, tu as fait perdre le fil à papa. Et quand papa il perd le fil, et ben, pffff.

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Tous les dons

Retour au genre, avec un film de zombi pur jus. J’allais dire petit film de zombi, mais déjà pas du tout. Et puis je ne sais pas qu’il y a des grands films de zombi, enfin si, mais je ne les ai pas vus. Quoi ? Le survivant ? Shaun of the dead La nuit des morts vivants Dernier train pour Busan. Pas vus pas vu pas vu pas vu. J’ai vu The last girl, celle qui a tous les dons de Colm McCarthy, et c’est un film épatant, inattendu, une espèce de traquenard. Un film de zombi presque intimiste. Alors on est très vite dans un haut niveau de tension quand on découvre cette classe d’enfants infectés sanglés, camisolés, à leurs chaises, et si ce n’est pas assez, il y a le moment où l’assaut est donné, ça va vite, la montée d’adrénaline est folle. Le trac ne baisse jamais vraiment, mais est dérivé à point nommé vers la friction entre Mélanie la gamine infectée qui semble pouvoir porter une solution à l’infection et son institutrice, Helen, sur le fond de leur affection mutuelle forcément empêchée, et sous le regard cru de Glenn Close qui a encore été embauchée comme méchante. Si ça se trouve, elle est vraiment méchante, cette femme. Le film va vers un inattendu, sans gros sabot en plus, original de bout en bout, et outre la somme des savoir-faire et l’amour de l’art et du sujet qui transpire dans chaque scène, il est, alors pas porté parce que ce serait vraiment trop dire, mais innervé par la performance, la maturité de Sennia Nanua la très jeune actrice qui interprète celle qui a tous les dons. Elle est stupéfiante.
Est-ce que je le recommande ? La jaquette indique que c’est un coup de coeur paris match, pardon qu’est-ce qu’il vous faut de plus ?

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Au delà des pins

J’avais un souvenir partiel de “the place beyond the pines”, souvenir partiel, mais bon souvenir. C’est un film en trois actes et je n’avais retenu que le premier, lequel j’avais peut-être aussi confondu dans un seul et même souvenir avec l’excellent Drive de Nicolas Winding Refn (ouefeun). La faute à Ryan Gosling, et la faute à la bande-annonce au packaging du film qui fait la part belle à Ryan Gosling. Dans ce film-là il n’est pas moins existant que dans ces autres rôles, il joue toujours un peu le tacet de sa partition, toujours l’impression qu’il en fait le moins possible, un peu comme Rober Mitchum en son temps, mais “Robert Mitchum” en moins. Ce n’est pas une critique, c’est un acteur qui est recherché et que j’ai vu dans ce même registre-là dans des films qui comptent pour moi. “Drive” notamment, mais aussi le “Blade Runner” de Denis Villeneuve. Et puis de toute façon, Ryan Gosling, je lui dois une reconnaissance éternelle et in-mourable même rien que pour ça.

Mais” the place beyond the pines” est un film en trois actes, et lui n’apparaît que dans le premier. Qui n’est pas le plus intéressant. Il y avait matière à faire un film seulement avec ce premier acte, en l’énervant un peu, et à vrai dire c’est le cas aussi du second acte qui est bien plus percutant, très bien servi aussi par Bradley Cooper. Après l’acte trois boucle un genre de tragédie grecque, et en fait pour moi le bât blesse là. C’est un film qui en fait un brin trop, puis deux brins trop, puis trois. C’est très bien, mais je suis content de l’avoir revu, pour le faire redescendre du panthéon où ma mémoire bien faillible le maintenait.
Bon moment cependant.

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