Considérables

Je n’aurais jamais dû croiser la route de Jean-Joup Trassard a priori, surtout avec ma passion pour le genre, mon déficit irrésorbable en culture classique, l’obligation que je me donne quand même de tenter de le résorber, et mon sentiment d’illégitimité ? D’imposture ? Dès que je suis confronté à de la vraie de vraie littérature. De fait il a fallu la fervente recommandation et le partage en extrait de “un miroir taillé à la hache”, merci, Françoise, pour que je m’y aventure. Alors je pense que beaucoup lecteurs plus érudits et mentalement mieux gaulés que moi passent aussi à côté. Parce que cette œuvre-là, prodigue, luxuriante, et encore en train de pousser d’arborer de faire des bourgeons, et ce depuis 1960, depuis 64 ans, est en dehors du monde, loin très loin des feux de la rampe.


C’est la poésie méditative d’un homme de la terre, d’un terroir et d’un temps lent et besogneux. Un écrivain, un vrai qui n’exténue ni sa langue ni son motif, mais les sert humblement, patiemment. Une merveille. Je vous renvoie à François Bon, qui ne parle pas de “des cours d’eau peu considérables”, mais de “l’espace antérieur” et qui en parle à la François Bon, c’est-à-dire infiniment mieux que moi. Je vous quitte quant à moi sur un extrait de reprise des terres.

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Frame by frame

Dans le souci de me simplifier la tâche et de déboursoufler mon existence de guitariste piètre, pour éliminer les parasites et les bourdonnements dans ma chaîne de son, et j’ai une de mes pédales qui capte les ondes radio, je crois que c’est bourse fm, la radio de mes… eurêka, j’ai eu la révélation qu’il fallait que j’élimine tout l’accessoire pour ne garder que l’essentiel. Et pour achever de me convaincre je me suis appuyé sur la certitude que les plus grands, mes maîtres, mes idoles, mes chéris, n’avaient certainement pour jeter tous leurs feux et éblouir leur siècle que le strict nécessaire. Une bonne guitare un bon ampli, entre les deux une compression, une disto, éventuellement une whawha pour les plus précieux, et zou.
Et quoi de mieux pour le vérifier que d’aller voir sur internet ce qu’il en est de ce bon zigoto d’élite d’Adrian Belew ci devant guitariste aussi versatile qu’inspirant, qui fut releveur copiste et doublure cascade chez Frank Zappa, mais aussi side man choriste chez talking heads, et chanteur soliste et sautilleur en chef de King Crimson. Et le dieu des internet fait bien les choses puisque tout un documentaire de 50 minutes est dédié à cela : Adrian Belew Electronic Guitar instructional video ou pour le dire en français comment quoi est-ce que belew fait pour sonner comme belew. Je mets le lien en description, mais la réponse est doublement désobligeante, parce que beaucoup de l’inventivité et de la pureté sonore du monsieur tient à ce qu’il a des doigts de fée et une musicalité débridée. Déjà, prends ça dans le museau Seror. Mais c’est qu’en plus pendant qu’il entretient son statut de parangon des évidences guitaristiques il pilote avec ses pieds une véritable usine à gaz. Et je ne vous montre pas tout ;
donc un autre coup dans le museau, pour mon intuition de départ celui là. Mais pas grave, parce que largement compensé. L’algo de YouTube ayant détecté le côté indéniablement esthète de ma navigation m’a fait des suggestions d’esthète, et c’est ainsi que j’ai découvert que nous vivons une époque somme toute inquiétante et désespérante par bien des aspects, mais d’abord une époque où Sa Majesté Robert Fripp a une chaîne YouTube active. Robert fripp, une chaîne YouTube. Alors François Bon en a une aussi et on la verra demain, mais si des grands senseï de cette trempe se mettent à la portée des minus dans mon genre, et partagent sans chichi un peu de leur passion et de leur compétence, moi je dis que tout n’est pas perdu … Alors pas de miracle Robert Fripp lui aussi joue avec une usine à gaz en plus de sa guitare, il a même un ingé son aux petits soins dédié à ses pédaliers et contrôleurs, mais la grande leçon en plus de la grande joie de cette découverte, c’est qu’on peut être un youtubeur et avoir cette classe-là. J’ai trouvé mon modèle.

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Parallèle bipède

Je pense que ceux qui me font la grâce de me lire seront d’accord avec moi sur un point : dans mon troupeau de personnages, j’en ai trois principaux, du moins trois qui sont souvent dans le rond de lumière de l’avant-scène. Mes deux fifilles, la rude Gaby Kotska et la zinzin Vanina Celesti, mais il y a aussi, parallèlement, ce vieux débile de Sal Castaner. Et justement, je voudrais parler de ça : non pas de Sal, mais de son talent pour le parallélisme.
Des talents il en a, au delà de sa contenance mesurée en hectolitre en Suze et sa fiabilité à jamais inattendue, qui devraient l’ordonner trixter, ou faire valoir, ou auguste de base, mais il a surtout celui de laisser le groupe et de bifurquer dans une voie parallèle. Il est toujours lié à l’intrigue principale, mais c’est comme s’il en assumait, les à-côtés. Dans chaque tome de la première trilogie, soit qu’il est fâché, soit qu’il a des choses à cacher, soit qu’il n’a vraiment pas de bol, il y a toujours un moment où il est isolé du groupe, comme la vieille bête malade du troupeau est ciblée par les prédateurs. Dans Où la lune va, le premier tome de la seconde trilogie noire, il n’apparaît que dans le troisième tiers, mais aussitôt pour prendre bifurcation et prendre l’ennemi sur le côté lors de ‘assaut du château de la princesse. Dans le tome 2, d’élégantes personnes, à paraître en décembre prochain, pendant que le monde brûle, il part en croisière avec une chèvre. Je le raconte comme ça pour ne rien divulgâcher, mais c’est évidemment plus compliqué que ça. Mais ce n’est pas beaucoup moins débile ce qui lui arrive. Et dans le tome 3 que je rédige en ce moment, il se trouve d’emblée à l’écart, en raison de ce qui lui arrive dans le tome 2.
Je ne sais pas si j’ai déjà croisé un déviant récurent comme lui, et je ne sais pas si ça a été théorisé et intitulé en archétype la fonction de ces personnages qui obligent leur auteur à un strabisme divergent. Si vous, vous avez des exemples, les commentaires vous sont ouverts.

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Liste

Je suis en train de finaliser une liste alphabétique de tous les Post-its que j’ai commis, pour cette chaîne et avant cette chaîne, et j’entends la mettre en ligne sur une page de mon site avec naturellement les liens vers les mini-chroniques associées. J’y référence aussi bien les livres que les films et disques sur lesquels j’ai posé mes post-its, pas de raison de les discriminer ou de les traiter à part.
En ordonnant la liste, je suis bien obligé de me demander à quoi tout cela sert, puisque dans le fond je n’émets que des avis sommaires et peu étayés, à peine des impressions, en aucun des analyses ni des conseils ou déconseils de lecture. Et quand bien même ce serait cela, je ne sais pas que je suive souvent l’avis des autres pour choisir mes lectures, j’ai plus l’impression qu’elles se suggèrent les unes les autres, par capillarité ou cousinage dans l’humeur ou le genre. Si je lis quelques critiques, souvent les plus sévères, c’est pour elles-mêmes, pour la contagion de leur férocité ou la rareté de leurs enthousiasmes. Je me laisse visiblement difficilement influencer et il n’y a pas de raison que j’imagine mes minuscules billets puissent être des prescriptions. Je fais comme tout un chacun, je suppose, je lis ce qui m’appelle. Par exemple, j’ai adoré le premier livre de Craig Johnson, donc tout naturellement, je suis actuellement dans le deuxième.
Il y a évidemment foule d’exceptions et des notables à ce que je dis là. Craig Johnson m’a bien été suggéré par la lectrice en campagne, mais je pense aussi au ragtime de Edgard Laurence Doctorow qu’on m’a forcé à lire, à coup de pied dans les tibias, pour mon bien qu’elle disait… et quel souverain bien… merci merci si tu passes par là. Et idem, l’oeuvre qui fera l’objet d’une lecture dans le keepsake de vendredi prochain n’est pas une suggestion, mais une offrande, merci merci si tu passes par là aussi.
La liste des Post-its n’est pas encore en ligne, il faut que je m’assure que tous les liens fonctionnent, mais nous y reviendrons. Mardi prochain sans doute.

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Dzoing !

En rangeant un peu, je suis retombé sur mon agenda de l’année dernière, et ce n’est pas que j’en avais besoin pour m’en rendre compte, mais c’est vrai qu’au moins l’archive rend visible l’intense baisse de rythme “productif” amorcé avec 2024 et avec le passage au quotidien de la présente chaîne. Depuis janvier, je suis toujours enferré dans la rédaction du volume 3 de la trilogie la part du feu, que je mets plus souvent de côté que sous mes yeux et dans mes méninges, et j’ai un mal fou à boucler les corrections définitives de “Sucre bébé amour” dont la sortie est prévue pour la mi-juin. J’ai le plan d’un petit roman d’enquête de Gaby Kotska en tête aussi, que je n’ai pas même amorcé. Depuis le début de l’année, je n’ai rien bouclé de conséquent et ce n’est pas que ça commence à m’inquiéter, mais c’est vrai que mes journées, mes semaines de 2023 ressemblaient à ça. J’ai perdu le contact avec le long cours, et j’envisage sérieusement d’acheter un fouet à celui de mes collaborateurs qui a le plus à voir avec un maître SM pour qu’il me remette au boulot.
Sakafruit : J’adore quand ça fait ce bruit quand j’apparais !

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Sakapin & Sakafruit 20 : Ti-dou-di

Sakapin gratouille sur le canapé pendant que Sakafrui semble méditer devant un posé sur la table basse du salon. Sakafrui essaye un temps de fredonner sur ce que joue Sakapin, mais c’est faux et Sakapin doit s’arrêter de jouer.
F : Et tu sais jouer Jeux interdits. Tu sais Tidoudidoudi (Sakafrui fredonne la lettre à Élise)
P : tu es sûr que c’est jeux interdits ça ?
F : Ben oui. Tu sais la jouer ?
P : non pas celle-là.
F : Et “Stairway to heaven” ? Tu sais TidoudiTidoudi (Sakafrui fredonne “Highway to hell”).
P : ça, je crois que c’est “Highway to hell”, mais je ne sais pas la jouer non plus. Mais tu ne regardes plus ton oeuf ?
F : Non, je m’ennuie.
P : Ben c’est dimanche, si tu ne t’ennuies pas le dimanche, tu vas faire ça quand ?
F : Hm…
Sakapin recommence à gratouiller et cette fois Sakafruit est sûr de reconnaître. Il chante :
F : ça, je connais. C’est toi et moi contre le monde entier Toi seul à mes côtés Comprenant mes tristesses Tu es l’ombre de ma pei ne Le chagrin de mon chagrin C’est toi et moi contre le monde entier Et tes soldats de bois Et tes armées entières Je te vois gagner la gue rre Et je n’ai plus peur de rien… Oh continue continue.
P : Tu ne veux pas que je te mette un DVD plutôt.
F : Oh ? Oui et ben à ce moment-là, mets-moi “massacre”.
P : Non non “massacre à la tronçonneuse” on l’a déjà revu hier soir.
F : d’accord, à ce moment-là, on continue de chanter Hervé Vilard.
P : Bon OK je te mets “massacre à la tronçonneuse”, mais tu ne le regardes qu’une fois.
F : Marché conclu. Hervé Villard je l’aime bien moi, ce n’est pas lui qui était avec ce mannequin allemand, là, comment elle s’appelait ? Stefie Graff ?
P : Je ne sais pas. Tu veux qu’on regarde sur internet.
F : ah ouais, internet, trop bien.

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Up

Kelly Reichardt est une cinéaste qui m’est recommandée depuis lurette par bien des recommandeurs d’élite dont je me fais des gargarismes, mais finalement peu d’écarts de conduite, mais j’ai enfin franchi le pas de la découvrir, en commençant en toute logique par son dernier film parce que le sujet me concerne au premier degré. “Showing Up” n’est pas à coup sûr pas le dernier que je verrai d’elle parce que ce film-là m’a vraiment… ému ? Même pas, il n’a du moins pas eu l’air d’y toucher. “Showing up” prend en cours de route la vie traînante des pieds de Lizzie au moment où elle doit poser un congé pour “produire” une exposition de ses sculptures programmée dans quelques semaines dans une petite galerie de Portland, Oregon. Le film ne compte pas le temps à rebours jusqu’à cette échéance, quand même elle en est un enjeu fort, mais enregistre le bien peu d’exaltation, et la masse de basses besognes qu’est la vie d’artiste, la création, du dessin préparatoire à la cuisson aléatoire des pièces, et jusqu’à l’exposition finale qui n’est l’aboutissement de rien, sinon la réunion mollement festive d’une petite société dépenaillée et baba cool.
J’ai été galeriste naguère et j’ai fait avec les affres de la création de quelques artistes ; et Lizzie je la reconnais : je reconnais ses problèmes de plomberie et de croquettes pour chat, son pigeon transitionnel, la somme de ses angoisses dont elle est toute engourdie, vilain petit canard, le petit geste de son art, et quelques-uns de ses gestes petits, voire mesquins, ses petits arrangements et ses frustrations. C’est un portrait magnifique et Michelle Williams qui incarne Lizzie – et semble être l’actrice fétiche de Kelly Reichardt – est presque rongée dans chacun de ses élans . Elle est implacable.
En n’y touchant pas, la réalisatrice se laisse le temps de filmer, avec un amour premier degré les œuvres que Lizzie commet, en réalité les dessins et sculptures de l’artiste Cynthia Lahti, que personnellement je trouve au premier degré vraiment fortes.
Je suis sorti de mes clous, pour un film plus haut que moi, mais j’ai adoré me tenir sur la pointe des pieds. “Showing up” de Kelly Reichardt, pure joie.

Un article sur Cynthia Lahti : https://www.craftcouncil.org/post/queue-cynthia-lahti#:~:text=Lizzy%20(Michelle%20Williams)%20creates%20sculptures,Photo%20courtesy%20of%20A24.

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Invisibles

Vous vous souvenez que la semaine dernière j’étais revenu désappointé de ma re-visite expresse de la Grande Garabagne d’Henri Michaux, dont je pensais avoir gardé un souvenir sinon poignant du moins plus prégnant. Et en fait c’est parce j’ai confondu, superposé deux lectures qui datent de la même époque ou à peu près. En fait mes impressions d’un voyage rêvé, ne rechampissaient pas de ce livre-là. Mais de celui-ci : Italo Calvino : les villes invisibles. C’est sûr avec une mémoire de poisson rouge, on peut prendre de la hauteur : on flotte où on se trouve. Entre deux eaux tout est bas si on veut.
Ce livre-là est un herbier qui compile comme des merveilles les villes que le Marco Polo de Calvino dit avoir vues au cours de ses tumultueux périples au Grand Kahn. – le grand Kahn étant koublaï et non pas Gengis, non plus que Jean-François. Polo invente et imagine ce qu’il n’a pas vu et ni lui ni Kahn ne sont dupes, enfin si juste assez pour se laisser l’un et l’autre en roue libre. L’extrait que je vais vous lire est la toute fin du volume, les lignes qui le concluent en forme de moralité, de bonne morale… En tout cas moi ces quelques mots, je m’en suis souvenus au besoin, et comme tels.

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Reliefs

Le fait de m’être accordé le luxe et le plaisir d’ajouter une activité de loisir, la chansonnette, dans mon existence laborieuse, sachant comme j’ai le loisir laborieux de base et exercitif… Et totalement maniaco-dépressif… je fais ce que je peux… tout en maintenant mon cap d’être auteur d’au moins deux trois quatre cinq romans de gare par an, jeune premier sur le retour d’une vidéo par jour, lecteur engagé, sportif en déclin, en feuille morte, mais acharné, tout en demeurant, un homme d’affaires recherché, un play-boy international, et pour le tout venant un animal social de bonne composition , un chouette voisin de palier, un camarade fiable et surtout un bon père de famille – oui mes enfants sont des sacs en papier, mais là aussi je fais ce que je peux, tout ça cumulé je me rends compte que mon existence tout entière est un patchwork de side-jobs. De PAM. Pam petites activités merdiques. Et que je les mène toutes de front comme si j’avais des tentacules, et comme les pieuvres ou les poulpes un cerveau fonctionnel par tentacule. Or je ne suis déjà pas souvent équipé d’un cerveau opérant.

Ma bibliothèque, ma DVDthèque sont sens dessus dessous, la dvdthèque, je ne m’en occupe pas, j’accumule et je fais n’importe quoi donc c’est normal, d’autant que je ne vois pas un film par semaine quand j’en déniche 2 chaque fois que je vais à Emmaüs, la bibliothèque est ensauvagée de livres consultés, pas rangés, de livres à lire, de livres posés là, en, travers, mais ne débordent vraiment que sur la table basse du salon, et un peu sur mon plan de travail et d’un côté du lit. Ça va. C’est vrai que l’activité de vidéaste a rendu le souk à demeure de mon existence ostensible, puisque je ne peux pas tout ranger et tout réinstaller tout le temps, que j’ai accepté d’avoir des marquages au chatterton sur mon parquet, et des parapluies d’éclairage toujours ouverts, des trépieds appuyés dans des coins. Le pépin le vrai, c’est que je me suis ajouté ce loisir. La chansonnette, et là papa c’est pas pareil. Là tout de suite j’ai une guitare qui est couchée par terre à mes pieds, et elle est reliée à un ampli jouet allumé, qui est relié au secteur, et ça fait 10 jours qu’elle est couchée par terre. Avec mon agenda, un accordeur au format pédale, des porte-vue a5 avec des tablatures de basses et de guitare, mon cahier de panique, des câbles, une calculette pfff, un bloc de post it bleu où ce que c’est marqué vendredi 14 h, le livre “la place” de Annie Ernaux que j’ai presque fini depuis au moins deux mois. Bref. Et ce n’est pas que toute ma maison est à l’avenant, mais… si.


L’ordonnancement de mon habitat peut aisément être induit dans la notion de déflagration. L’épicentre en est désormais mon matériel d’enregistrement que j’ai rebaptisé le «Tas-source», autour duquel irradie toute une enfilade de «tas-secondaires» essentiellement constituée de papiers, livres, flyers, cahiers, de câbles, de bouteilles de badoit vides, et d’optiques (il faut que je finisse de réparer mon appareil photo), et ce jusque dans l’entrée où il n’est pas rare de voir des factures EDF se fracasser contre leurs rappels. Et comme avec ça, j’ai trouvé une technique pour passer la serpillière à franges en slalom, en plus ça sent le citron chimique, j’ai envie de manger du dentifrice ou des fraises Tagada. Mayday mayday

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Aqua bon

Si vous me suivez, et plus encore si vous me lisez, vous savez que j’accorde beaucoup d’importance au développement de mes personnages – ou plus exactement que leur accorde à eux beaucoup de place pour se développer tout seuls. Mon rôle dans leur croissance s’arrêtant dès lors pratiquement à leur représentation physique et aux traits en gras de leurs personnalités. Vous savez que j’en fais des portraits en bidouillant les outils palettes informatiques, et certains d’entre vous se rappellent qu’avant de les modeler et peinturlurer à la souri, je les aquarellais. Il n’est pas question de revenir en arrière, mais comme en ce moment j’essaye de reprendre en main mon habitat qui n’est plus, et ce dans les 29 pièces, antichambres et réduits qui le constituent, qu’un gigantesque atelier capharnaüm… pour le re-rendre un peu habitable, au moins les couloirs et les commodités, je suis retombé là-dessus : Ceci est mon étalier. C’est à dire que dans ma vie d’avant, je n’avais besoin que de ça, un bac à glaçons en plastique, de deux pinceaux, un petit un gros et d’un carnet de croquis. Et c’était bien tout pour le bordel.
Et le plus beau c’est qu’en l’état, il est encore fonctionnel, et qu’il sera aussi sûrement dans dix ans. Telle que vous voyez ma palette, elle n’est pas sèche. Elle est lyophilisée. Si je la remouille, elle remarche. C’est sans pile, sans fil. Mais bon c’est tellement mieux d’être la chose de toutes ces machines autour de moi.

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