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Dans le souci de me simplifier la tâche et de déboursoufler mon existence de guitariste piètre, pour éliminer les parasites et les bourdonnements dans ma chaîne de son, et j’ai une de mes pédales qui capte les ondes radio, je crois que c’est bourse fm, la radio de mes… eurêka, j’ai eu la révélation qu’il fallait que j’élimine tout l’accessoire pour ne garder que l’essentiel. Et pour achever de me convaincre je me suis appuyé sur la certitude que les plus grands, mes maîtres, mes idoles, mes chéris, n’avaient certainement pour jeter tous leurs feux et éblouir leur siècle que le strict nécessaire. Une bonne guitare un bon ampli, entre les deux une compression, une disto, éventuellement une whawha pour les plus précieux, et zou.
Et quoi de mieux pour le vérifier que d’aller voir sur internet ce qu’il en est de ce bon zigoto d’élite d’Adrian Belew ci devant guitariste aussi versatile qu’inspirant, qui fut releveur copiste et doublure cascade chez Frank Zappa, mais aussi side man choriste chez talking heads, et chanteur soliste et sautilleur en chef de King Crimson. Et le dieu des internet fait bien les choses puisque tout un documentaire de 50 minutes est dédié à cela : Adrian Belew Electronic Guitar instructional video ou pour le dire en français comment quoi est-ce que belew fait pour sonner comme belew. Je mets le lien en description, mais la réponse est doublement désobligeante, parce que beaucoup de l’inventivité et de la pureté sonore du monsieur tient à ce qu’il a des doigts de fée et une musicalité débridée. Déjà, prends ça dans le museau Seror. Mais c’est qu’en plus pendant qu’il entretient son statut de parangon des évidences guitaristiques il pilote avec ses pieds une véritable usine à gaz. Et je ne vous montre pas tout ;
donc un autre coup dans le museau, pour mon intuition de départ celui là. Mais pas grave, parce que largement compensé. L’algo de YouTube ayant détecté le côté indéniablement esthète de ma navigation m’a fait des suggestions d’esthète, et c’est ainsi que j’ai découvert que nous vivons une époque somme toute inquiétante et désespérante par bien des aspects, mais d’abord une époque où Sa Majesté Robert Fripp a une chaîne YouTube active. Robert fripp, une chaîne YouTube. Alors François Bon en a une aussi et on la verra demain, mais si des grands senseï de cette trempe se mettent à la portée des minus dans mon genre, et partagent sans chichi un peu de leur passion et de leur compétence, moi je dis que tout n’est pas perdu … Alors pas de miracle Robert Fripp lui aussi joue avec une usine à gaz en plus de sa guitare, il a même un ingé son aux petits soins dédié à ses pédaliers et contrôleurs, mais la grande leçon en plus de la grande joie de cette découverte, c’est qu’on peut être un youtubeur et avoir cette classe-là. J’ai trouvé mon modèle.

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