Reliefs

Le fait de m’être accordé le luxe et le plaisir d’ajouter une activité de loisir, la chansonnette, dans mon existence laborieuse, sachant comme j’ai le loisir laborieux de base et exercitif… Et totalement maniaco-dépressif… je fais ce que je peux… tout en maintenant mon cap d’être auteur d’au moins deux trois quatre cinq romans de gare par an, jeune premier sur le retour d’une vidéo par jour, lecteur engagé, sportif en déclin, en feuille morte, mais acharné, tout en demeurant, un homme d’affaires recherché, un play-boy international, et pour le tout venant un animal social de bonne composition , un chouette voisin de palier, un camarade fiable et surtout un bon père de famille – oui mes enfants sont des sacs en papier, mais là aussi je fais ce que je peux, tout ça cumulé je me rends compte que mon existence tout entière est un patchwork de side-jobs. De PAM. Pam petites activités merdiques. Et que je les mène toutes de front comme si j’avais des tentacules, et comme les pieuvres ou les poulpes un cerveau fonctionnel par tentacule. Or je ne suis déjà pas souvent équipé d’un cerveau opérant.

Ma bibliothèque, ma DVDthèque sont sens dessus dessous, la dvdthèque, je ne m’en occupe pas, j’accumule et je fais n’importe quoi donc c’est normal, d’autant que je ne vois pas un film par semaine quand j’en déniche 2 chaque fois que je vais à Emmaüs, la bibliothèque est ensauvagée de livres consultés, pas rangés, de livres à lire, de livres posés là, en, travers, mais ne débordent vraiment que sur la table basse du salon, et un peu sur mon plan de travail et d’un côté du lit. Ça va. C’est vrai que l’activité de vidéaste a rendu le souk à demeure de mon existence ostensible, puisque je ne peux pas tout ranger et tout réinstaller tout le temps, que j’ai accepté d’avoir des marquages au chatterton sur mon parquet, et des parapluies d’éclairage toujours ouverts, des trépieds appuyés dans des coins. Le pépin le vrai, c’est que je me suis ajouté ce loisir. La chansonnette, et là papa c’est pas pareil. Là tout de suite j’ai une guitare qui est couchée par terre à mes pieds, et elle est reliée à un ampli jouet allumé, qui est relié au secteur, et ça fait 10 jours qu’elle est couchée par terre. Avec mon agenda, un accordeur au format pédale, des porte-vue a5 avec des tablatures de basses et de guitare, mon cahier de panique, des câbles, une calculette pfff, un bloc de post it bleu où ce que c’est marqué vendredi 14 h, le livre “la place” de Annie Ernaux que j’ai presque fini depuis au moins deux mois. Bref. Et ce n’est pas que toute ma maison est à l’avenant, mais… si.


L’ordonnancement de mon habitat peut aisément être induit dans la notion de déflagration. L’épicentre en est désormais mon matériel d’enregistrement que j’ai rebaptisé le «Tas-source», autour duquel irradie toute une enfilade de «tas-secondaires» essentiellement constituée de papiers, livres, flyers, cahiers, de câbles, de bouteilles de badoit vides, et d’optiques (il faut que je finisse de réparer mon appareil photo), et ce jusque dans l’entrée où il n’est pas rare de voir des factures EDF se fracasser contre leurs rappels. Et comme avec ça, j’ai trouvé une technique pour passer la serpillière à franges en slalom, en plus ça sent le citron chimique, j’ai envie de manger du dentifrice ou des fraises Tagada. Mayday mayday

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